Une doctrine qui combine distance et intervention
Le Schéma national du maintien de l’ordre, publié en 2020 puis actualisé en 2021, établit un cadre commun pour les forces de sécurité. Il prévoit information et communication avec les organisateurs, préservation des rassemblements pacifiques, manœuvres de dispersion et interpellations ciblées. Il encadre également l’emploi des armes et des unités spécialisées ; il ne s’agit donc pas d’une doctrine de désescalade pure, mais d’un dispositif où le dialogue coexiste avec des moyens de contrainte et de dispersion.[1]
Le Défenseur des droits a documenté des risques de blessures graves liés à certaines armes et des enjeux de contrôle, de commandement et de déontologie. Son rapport souligne aussi les limites des statistiques disponibles : les chiffres produits par des associations ou des collectifs ne constituent pas un registre exhaustif de toutes les blessures.[2]