Politique étrangère
Suivre les rapports de force internationaux exige de distinguer les faits vérifiés, les attributions et les intérêts en présence.
Politique extérieure#
Pour nous, la politique extérieure doit reposer sur un corps professionnel fort de diplomates et d'ambassadeurs, en qui on fait confiance pour représenter les intérêts de l'État à l'étranger. Un tel corps, affaibli ces dernières années par une volonté de l'exécutif, professionnel, permet de gérer efficacement les relations internationales, de négocier des accords avantageux, et de résoudre les conflits avec compétence et diplomatie.
Importance d'un corps diplomatique fort
- Expertise et compétence
- Les ambassadeurs et diplomates possèdent des compétences spécialisées en relations internationales, négociations, et résolution de conflits. Leur expertise est cruciale pour naviguer les complexités de la diplomatie moderne. Cette expertise n'est pas innée, et est le fruit d'une formation et d'une expérience.
- Un corps diplomatique fort est régulièrement formé et mis à jour sur les évolutions géopolitiques, économiques et culturelles, assurant une gestion informée et stratégique des relations internationales.
- Confiance et crédibilité
- Un corps professionnel en qui on fait confiance inspire confiance aux partenaires internationaux, ce qui facilite la conclusion d'accords et la coopération bilatérale et multilatérale.
- Les diplomates reconnus pour leur intégrité et compétence renforcent la crédibilité de leur pays sur la scène internationale, permettant de défendre efficacement les intérêts nationaux et de promouvoir les valeurs démocratiques et de droits de l'homme.
- Formation continue
- Les diplomates jouent un rôle clé dans la promotion de la culture et des valeurs nationales à l'étranger, renforçant le soft power du pays.
- Un corps diplomatique fort peut jouer un rôle de médiateur dans les conflits internationaux, favorisant la paix et la stabilité mondiale.
Position sur le conflit israélo-palestinien
- Cessez-le-feu fragile et protection des civils
- Le cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025 a permis une amélioration réelle : retour des derniers otages détenus selon l'ONU, hausse de l'aide humanitaire et recul de la famine. Mais il reste imparfait, fragile et insuffisant tant que des civils continuent d'être tués, déplacés ou privés d'eau, de soins, d'abris et d'école.
- Notre ligne doit donc être actualisée : ne plus seulement réclamer un cessez-le-feu, mais exiger son respect effectif par toutes les parties, la protection des civils, l'arrêt des frappes sur les zones peuplées, la protection des infrastructures civiles et humanitaires, et l'accès sans entrave des secours.
- Aide humanitaire et reconstruction
- À court terme, la priorité politique doit être l'entrée massive et vérifiable de l'aide : nourriture, eau, carburant, médicaments, matériel médical, abris, pièces détachées pour les services d'eau et de santé. Les restrictions sur les biens essentiels entretiennent la crise et rendent le cessez-le-feu réversible.
- La reconstruction ne peut pas être dissociée d'une garantie de sécurité pour les civils : retour à l'école, accès aux soins, assainissement, hébergement digne et préparation de l'hiver doivent être traités comme des exigences politiques, pas comme de simples variables humanitaires.
- Horizon politique palestinien et solution à deux États
- La feuille de route acceptée en juillet 2026 par le Hamas et d'autres factions palestiniennes prévoit le démantèlement progressif de leurs arsenaux et le transfert des responsabilités civiles et sécuritaires à une administration palestinienne transitoire. Elle doit être appliquée selon le principe « ne rien croire et tout vérifier » : désarmement vérifié, retrait israélien progressif et contrôle international.
- Nous soutenons la réunification politique de Gaza et de la Cisjordanie sous une représentation palestinienne légitime, puis l'organisation d'élections libres dès que les conditions matérielles et de sécurité le permettent. La reconnaissance de l'État de Palestine, dans le cadre d'une solution à deux États fondée sur les frontières de 1967 avec des échanges convenus, reste l'horizon politique nécessaire.
Position sur le conflit ukrainien
- Soutien à l'Ukraine
- La France doit affirmer son soutien à l'Ukraine, en vertu de la continuité de la parole donnée. Cela inclut le soutien diplomatique aux forums internationaux et la fourniture d'une aide matérielle pour renforcer la défense ukrainienne.
- Nous sommes favorables à ce que la France défende fermement la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine, en condamnant l'agression et l'annexion illégale de territoires ukrainiens par la Russie.
- La Russie doit respecter le droit international et retirer ses forces des territoires occupés. Les sanctions sont un outil de pression pour amener la Russie à la table des négociations. La France doit prendre acte des conséquences de ces sanctions pour elle-même. La solidarité avec le peuple ukrainien passe par le contre-coup induit par le soutien au peuple ukrainien.
Ingérences étrangères#
Les dossiers recensent les opérations d’influence, cyberattaques et pressions documentées visant la France ou d’autres pays. Ils précisent les sources de chaque attribution, les effets établis et les zones d’incertitude.
Relations internationales
Posture vis-à-vis de la France, relations entre pays et chronologies sourcées.